L'Académie de Stanislas

Titre

L'Académie de Stanislas

Description

Nancy peut s’enorgueillir d’accueillir l’une des 31 Académies que regroupe, sous l’égide de l’Institut de France, la Conférence Nationale des Académies des Sciences, Lettres et Arts.

Date

2011

Texte

L’Académie de Stanislas fut fondée en 1750 par Stanislas Leszczynski, sous le nom de Société Royale des Sciences et Belles-Lettres de Nancy, en même temps que la Bibliothèque publique de la Ville. La Société Royale eut pour première fonction de sélectionner les livres composant le fonds de cette bibliothèque, mais aussi d’encourager, notamment par des prix, les scientifiques, artistes et inventeurs nancéiens. En quelques années, elle acquit un prestige suffisant pour attirer comme membres « étrangers », la Lorraine n’étant pas encore française, des penseurs renommés comme Montesquieu, Buffon ou Fontenelle. En 1793, elle est supprimée, et ne sera recréée qu’en 1802, sous le nouveau nom de Société libre des Sciences, Lettres et Arts de Nancy. Changeant de dénomination au gré des régimes politiques, elle sera par la suite Société impériale sous l’Empire, Société royale sous la Restauration et la Monarchie de Juillet, Société des Sciences, Lettres et Arts sous la Seconde République. Elle ne se donnera définitivement le nom d’Académie de Stanislas qu’en 1852, plus d’un siècle après sa fondation, et c’est sous cette appellation qu’elle a traversé depuis lors plus d’un siècle et demi d’Histoire. La seule interruption des séances eut lieu durant le Seconde Guerre Mondiale : les académiciens avaient en effet estimé qu’ils ne pouvaient se réunir librement sous l’occupation allemande.

Rassemblant les notables de la ville, universitaires, scientifiques, artistes, mais aussi ecclésiastiques, ingénieurs, médecins, magistrats, …, l’Académie de Stanislas, qui compte 36 membres titulaires élus, et un nombre non limité d’associés correspondants régionaux et nationaux, est un élément moteur de la vie culturelle nancéienne. Cet ancrage local ne doit pourtant pas faire oublier les nombreux scientifiques éminents qui furent membres ou correspondants : outre Henri Poincaré, elle a compté dans ses rangs plusieurs maréchaux de France, des cardinaux, de nombreux membres de l’Académie française et parmi les (autres) savants les plus connus, Gaspard-Gustave Coriolis, Antoine Parmentier, Charles Hermite, Lucien Cuénot, Louis de Broglie, Louis Leprince-Ringuet, le géologue Marcel Roubault, Hubert Curien, ainsi que les philosophes Emile Boutroux, Etienne Souriau ou Raymond Ruyer.

Conçue par Stanislas comme un instrument de l’esprit des Lumières, l’Académie Stanislas poursuit la mission qui lui avait été fixée à sa création, en oeuvrant à une redistribution des dons de ses bienfaiteurs en direction des acteurs de la création scientifique et artistique : ainsi la dotation des prix de l’Académie, remis chaque année, s’élève à l’heure actuelle à plus de 30 000 euros. Elle organise également, en complément de ses séances qui ont lieu à huis clos, dans les locaux de la Bibliothèque Municipale, des colloques publics sur des sujets divers. L’Académie publie depuis 1833 des volumes annuels de Mémoires, qu’avaient précédés, de 1802 à 1832, douze volumes de « Précis des travaux ».

Clin d’oeil à l’influence polonaise de Stanislas sur Nancy, le site du 14e Congrès de Logique, Méthodologie et Philosophie des Sciences, que notre ville accueillera du 19 au 26 juillet 2011, possède une version en polonais. En plus de la référence à Stanislas, il s’agit également de rappeler l’importance de la Pologne pour la logique au 20e siècle, et notamment de l’Ecole de Lvov-Varsovie. De cette Ecole fit ainsi partie le logicien Alfred Tarski (1902-1983), l’un des grands acteurs de la création de l’Union Internationale d’Histoire et de Philosophie des Sciences, dont les Congrès LMPS sont l’une des manifestations principales.

URL

http://www.academie-stanislas.org/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Académie_de_Stanislas

Description

Nancy peut s’enorgueillir d’accueillir l’une des 31 Académies que regroupe, sous l’égide de l’Institut de France, la Conférence Nationale des Académies des Sciences, Lettres et Arts.

Date

2011

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